UN MONDE ACHEVÉ 

Nous vivons dans ce monde comme s’il n’était pas achevé et qu’à travers notre existence, nous participions à cet aboutissement. Pourtant, son accomplissement n’est plus à faire ! C’est seulement nous, qui n’en avons pas conscience à cause du manque que nous ressentons. C’est la division illusoire que nous maintenons qui produit cette impression. En cessant d’y croire, à l’inverse, nous pourrions expérimenter et ressentir sa totalité. 

Généralement, nous avons une compréhension erronée de la façon dont s’exprime la complétude du monde. Nous l’attendons comme un temps ensoleillé et radieux, un peu comme la cerise sur le gâteau. Mais qu’importe l’ensoleillement. Ce jour présent est parfaitement vrai, malgré les circonstances et toute attente que nous pourrions en avoir. 

Comment saurions-nous nous satisfaire d’un monde incomplet ? Tant que nous ne le regarderons pas par-delà notre perception, notre jugement et nos idées préconçues, nous ne réussirons pas à l’apprécier ni à éprouver une réelle satisfaction. Nous ne comprenons pas que la “pièce manquante”, c’est nous-mêmes. 

Afin de regarder “par-delà” notre jugement, il nous revient de faire confiance. Sans cela, aucune détente, aucune paix réconfortante ne peut s’établir en nous. Ne pas faire confiance, c’est douter et chercher encore à nous protéger. De façon paradoxale et infuctueuse, c’est notre défiance qui place un obstacle et qui nous cache la Vérité. 

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