Se donner le contentement

Sommes-nous capables de nous donner le contentement qui réjouit notre Être ? Certainement, puisque c’est nous-mêmes qui nous le sommes ôté. C’est l’expérience de plénitude qui le fait s’élever en nous. Alors que nous avons la sensation d’un manque, celle-ci n’est que de nature imaginaire. Elle provient de nos différents échecs dans l’illusion.

Échouer dans le cursus de l’illusion, à l’inverse, cela nous prédispose à être vrais. Nous pouvons bien tenir la place de perdant dans son programme, parce que nous n’avons pas besoin d’elle pour être heureux. Pour que nous le soyons, nous avons seulement à nous accepter, tels que nous sommes, dans la vérité de notre Être. Quand bien même des personnes et des situations nous ont fait ressentir le rejet, finalement, c’est de nous infliger le nôtre qui nous a atteints et disqualifiés.

En vérité, rien n’échoue ni ne réussît dans ce monde. Il ne s’agit que de postures et de titres auxquels notre personnage s’identifie. Ce ne sont que les critères du jeu duel auxquels l’illusion nous convie. Notre vérité n’est pas impliquée dans une logique de résultat et ne l’a jamais été. Notre Être ne dépend pas du fait d’obtenir plus et de réussir. D’une tout autre ampleur, il est inconditionnel par sa nature absolue.

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