Le recul en Soi

Savons-nous nous tenir en Esprit avant le mental et Être libre de toute pensée ?

Je vous donne un mouvement de recul en vous, en votre conscience. Il s’agit de revenir en la Source où tout prend vie. Ce retour n’est pas une métaphore ni une pratique symbolique. C’est le passage du manifesté au non manifesté, celui du moi au Soi. Retrouver le chez-Soi peut s’accomplir sur le plan physique, mais également sur le plan spirituel.

Le plus souvent, en tant qu’individus illusionnés, nous restons piégés dans la forme, aussi subtile soit-elle. Nous ne réussissons pas à rejoindre l’Essence. Aussi, tant que ce passage n’a pas été engagé, nous restons totalement ignorants de la vérité absolue de l’Esprit.

Afin de réussir à franchir les limites raisonnables et fabriquées que nous avons placées en notre esprit, il convient d’être motivé. Il nous faut avoir décidé de ne plus rester entravés par le carcan mental dont nous avons hérité. Pour cela, il incombe que nous franchissions la bulle protectrice et symbolique dont nous nous sommes dotés.

Entrer dans la liberté, c’est s’affranchir totalement de la pensée discursive. C’est demeurer en la Source en l’éclat spontané de la conscience. Ainsi, recentrez-vous en la Présence et tenez-vous “avant”, en amont de toute pensée, de toute conception mentale. Vivez l’Essence avant qu’elle n’ait pris forme.

Celui qui regarde ou se relie directement à son Esprit plus qu’à sa pensée le devient. Illusionnés, nous sommes identifiés et définis par nos projections mentales. Nous croyons que le monde et nous-mêmes existons par la forme. En conséquence, nous n’aimons pas le vide pas plus que l’absence, l’immobilité et le silence. Au-dehors comme au-dedans, nous nous en détournons en cherchant à le combler. Pourtant, derrière tous nos remplissages, il reste omniprésent.

Quoi que nous fassions, il est le fondement et la nature de tous les objets, de tous les états manifestés. Nous devons bien comprendre qu’il ne nous revient pas de l’acquérir d’une quelconque façon. L’illusion n’a pas le pouvoir de s’emparer de la vérité, de même que la forme n’a besoin d’obtenir le fond ! C’est seulement par le lâcher-prise et l’ouverture que la forme se découvre identique et inséparable de sa nature première.

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