La nature de la Liberté
Le fait d’être conscient, d’être éclairé de la conscience devrait suffire à nous garder dans la Vérité. Ce n’est pas nous qui faisons la conscience. Nous la laissons nous ensoleiller, nous traverser comme procède la lumière du soleil à travers une vitre. Ainsi, c’est la clarté, la limpidité de notre Esprit qui nous protège de l’illusion et de ses interprétations mensongères. Aussi longtemps que nous voyons la réalité du monde tel qu’elle est, nous ne sommes pas impliqués dans la vision duelle et dans son jugement.
Notre Être n’est pas intéressé par le fait de juger. C’est toujours le personnage qui réclame un arbitrage, afin de justifier, de valider ses droits et ses actions. Cependant, il est difficile de trouver une réelle satisfaction lorsque notre bonheur implique généralement le malheur pour quelqu’un d’autre. Dans la liberté que procure la Vérité, il n’y a pas de gagnants ni de perdants. Le bonheur que l’on y connaît ne dépend pas du fait d’en avoir toujours plus, ni de faire de nos frères et sœurs des adversaires que l’on peut dépouiller.
Finalement, il n’y a pas de dénouement dans la paix en suivant nos inclinations à “Faire” et à “Posséder”. Parce qu’elles proviennent de lois relatives, ces notions ne procurent qu’un plaisir relatif et temporaire. Pourtant, elles représentent deux grands principes universels qui motivent et obsèdent l’ensemble des humains.
Peut-être sommes-nous tous l’idiot de la fable parlant d’un sage, qui pointe la lune avec son doigt ? Nous aimons regarder l’idée de la liberté, mais nous ne nous abandonnons pas concrètement à sa nature réelle.



