Être vivant
Tant que nous sommes vivants, c’est ce qui compte. C’est ce qui est déterminant. Plus que tout, nous voulons vivre. Ensuite, la question du “comment” apparaît. Parfois, les circonstances dont nous héritons ne nous laissent pas beaucoup le choix. Pourtant, ce n’est pas spécialement désavantageux. Car, “vivre” est ce qui importe. Cela reste la finalité. Pourtant, il est fréquent que nous l’oubliions et accordions plus d’intérêt à des buts secondaires.
S’interroger sur le sens de l’existence, survient lorsque nous sommes encore tout jeune enfant. Le questionnement parait être légitime. Bien vite, on nous oriente sur la nécessité de “faire”, “d’entreprendre” et sur le fait de réussir sa vie.
Le but de vivre, simplement, passe immanquablement au second plan. Il semble qu’il y ait autre chose de plus important que “d’exister”. Par conséquent, cela devient seulement un moyen pour une autre finalité. Ce qui peut s’illustrer par la formule “vivons-nous pour travailler ou travaillons-nous pour vivre ?” Cherchons-nous à donner une autre raison à la vie que la vie elle-même ? Ce faisant, ne risquons-nous pas de passer à côté de l’essentiel ? Généralement, le but du voyage n’est pas le voyage lui-même. Celui-ci vise une destination précise établie pour une certaine raison.
Si nous comparons le destin d’un humain à une chandelle qui s’enflamme, puis qui se consume durant une période donnée, le lieu où nous la plaçons, change-t-il quelque chose ? Avant tout, ne continue-t-elle pas de brûler et d’éclairer ? Probablement, qu’il existe un endroit plus propice à sa lumière, mais qu’est-ce qui le détermine ? Est-ce un objectif secondaire ou celui qui est premier ? Il se peut que la réponse provienne de la vie elle-même. Cependant, pour que nous l’entendions, nous devons déjà lui donner la priorité.



