Conscience éternelle
Nous nous éveillons à la Vérité, mais celle-ci opère déjà. Ce n’est pas notre personnage illusoire qui en a le pouvoir. Il n’est qu’une conséquence. Tout comme le cinéma n’est qu’un corollaire de la lumière. Ce n’est pas l’inverse. Alors, nous devrions reconsidérer notre rôle dans la quête que nous menons. Si le personnage pense exercer un contrôle, cela ne concerne que sa propre illusion. Il n’en détient aucun par rapport à la Vérité. Cela illustre les retombés de l’ignorance qui l’accable et qui, désespérément, le conduit à se débattre vainement.
Nous devrions constater comment, en nous, la conscience ne s’interrompt pas, et qu’elle est continue. Cela démontre et confirme de quelle façon elle est autonome sans que notre distraction ne produise d’effet sur elle. Finalement, il ne nous revient pas d’essayer de la développer. La conscience nous précède. Ce n’est pas nous qui la maintenons ; c’est elle qui nous porte et nous soutient. Elle est comme le ciel, et nous nous sommes semblables à des nuages qui passent en elle. L’éternité de l’Esprit s’exprime par son ouverture ainsi que par l’éclat vivant et incessant qu’elle nous prodigue.
Nous n’avons pas à nous forcer d’éveiller notre conscience, puisque celle-ci, par définition, s’en trouve être la source, et que, dans tous les cas, nous n’en détenons pas la capacité. Nos endormissements ne sont pas les siens. En arrière-plan, elle persiste et maintient la cohésion de tout notre Être pendant que notre corps se repose. Reconnaissez comment vos rêves sont faits de sa lumière. Il en va de même durant la journée avec nos pensées et notre imaginaire. La conscience est souveraine et toute-puissante, outre les nombreuses théories dont l’illusion tente de se convaincre.



