La plénitude de l’Être

Nous oublions la grandeur de notre Esprit. Il est telle une vaste pièce que nous avons emplie de tout ce qui nous intéresse au fil des années. Aujourd’hui, elle est encombrée. Il y a tant de meubles et de choses entassées que nous n’envoyons plus la superficie. Tout l’espace qu’elle contient n’est plus perceptible. La pièce elle-même semble être devenue invisible. Cependant, elle est le lieu où nous sommes et dans lequel nous vivons ! À quoi bon disposer d’un cadre de vie agréable, si nous ne profitons pas de son confort ?

L’Esprit, aussi, est pareil à un endroit confortable dont nous ne percevons plus l’aisance ni le bien-être qu’il procure. Nous sommes tellement occupés à nous agiter en lui, que nous l’ignorons. Pourtant, il est le lieu stable dans lequel nous demeurons constamment. Mais pour nous, cela semble être devenu accessoire. C’est davantage l’activité que nous y maintenons qui nous intéresse.
Que peut réellement nous apporter tout cet affairement ? Il advient que nous confondons “Faire”, “Avoir” et “Être”. De façon différente, “Être”, ne se fait ni ne s’obtient ! Il s’agit d’une aptitude inconditionnelle.

“Être” est un don qui nous échoit naturellement, sans que nous devions intervenir pour cela. Reconnaître cette prodigalité dont nous jouissons, est propice à nous rendre humbles. Nous ne sommes pas des “self-made man”. Notre accomplissement est premier. Il n’est pas une résultante. Par conséquent, tout ce que nous pouvons faire et obtenir n’y change rien. Cela fait que nous n’avons pas d’exigences ni de pression envers notre personne. Nous en sommes dispensés. Toutefois, seuls les individus qui reçoivent véritablement ce don en soi en savourent pleinement la grâce.

Partager :