La perfection de l’Esprit

La perfection de l’Esprit correspond à son éternité, à son immuabilité. Si nous savons vivre l’esprit dans sa nature essentielle, elle nous est constamment accessible parmi l’ensemble des formes et des états qu’elle manifeste. Il est commun de penser que l’Esprit doit trouver un développement, une transcendance pour expérimenter sa perfection. Cependant, s’il est parfait, cette recherche d’un état supérieur n’est pas logique. Ce n’est pas parce que nous ne la vivons pas cette perfection, qu’elle n’est pas totalement présente.

Il est important que nous comprenions que d’emblée l’Esprit est parfait. Qu’il n’est donc pas “à parfaire” ! Ce qui veut dire que ce n’est pas notre action ni les changements que nous pensons apporter, qui sont requis. Ce qui est en cause, c’est notre perception. C’est la position extérieure et duelle que nous prenons pour l’aborder. Nous ne sommes pas une entité séparée. Par conséquent, nous n’avons pas à établir un rapport sujet/objet avec l’Esprit. À l’instar d’un château de sable dressé sur la plage, nous ne sommes fait que du sable essentiel de l’Esprit.

Directement, sans ajout, sans intervention, l’Esprit est parfait et nous communique sa perfection. Il n’a pas de raison d’espérer de nous cela même qu’il détient déjà. Alors, c’est que nous abandonnions toute possibilité d’imperfection, qui va cesser d’occulter celle dont nous sommes porteurs. La notion de perfection réclame la confiance en le fait que tout va bien quoi qu’il arrive. Toutes nos croyances et nos idées, aussi négatives soient-elles dans leur propos, sont inexorablement bâties à partir du même “sable” de vérité !

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