Par-delà les formes relatives

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Quoique nous pensions et vivions en notre Esprit et en notre Être, nous demeurons pleinement libres. Les limites, les empêchements que nous rencontrons dans notre incarnation ne concernent que les apparences et les formes relatives. C’est un peu comme le fait de tacher ou de déchirer notre vêtement qui n’affecte en rien notre corps. Tout ce que nous manifestons dans les formes est éphémère et périssable. Par contre, “cela qui reste”, l’Essentiel, le non manifesté est de nature éternelle. C’est l’exemple du château et du sable.

Parce que nous vivons en identification à la forme, nous ne connaissons plus que sa temporalité et sa finitude. Nous ne voyons plus qu’un aspect de la vie. C’est ce qui en nous provoque de l’inconfort, qui nous inquiète et nous empêche d’être en paix. Malheureusement, c’est encore dans le monde de la forme que nous investissons afin de trouver des réponses ou pour compenser. Seulement, d’aller plus à fond dans notre rêve ne va pas nous en réveiller, mais le prolonger.

Ainsi, ce n’est pas de suivre la logique de l’illusion qui peut nous aider. Ce n’est pas d’intervenir avec nos mêmes principes basés sur les notions de “faire” et “d’avoir”, qui peut nous libérer. Notre Être n’en dépend pas. Il n’est donc pas pertinent d’essayer d’obtenir l’absolue en suivant des méthodes relatives favorables à l’illusion.
Afin qu’il nous soit possible de “Faire” et “Avoir”, il nous faut avant tout “ÊTRE”. L’illusion n’a pas de prise sur l’Êtreté. Ainsi, d’assumer et de vivre la proclamation spontanée du “Je-Suis”, suffit à nous accorder la dimension de la Vérité absolue.

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