L’Esprit contre lui-même
Si, dans notre quête c’est finalement notre esprit contre lui-même, alors, il n’existe pas de réel antagonisme. Il n’y a pas de réel “ennemi”. Par conséquent, pourquoi nous prémunir et vouloir nous protéger ? Pourquoi adopter une attitude défensive ? Notre adversaire n’a jamais été qu’imaginaire. Au contraire, nous devrions nous détendre au lieu de nous sentir menacés. Tout ce qui peut nous atteindre sur ce plan ne peut venir que de nous seuls. C’est comme si la présence de notre ombre pouvait nous nuire. En fait, c’est la croyance et notre paranoïa qui nous déstabilisent et nous font réagir de façon inadaptée.
En nous, il n’y a pas de menace. Il n’y a pas de rival ni de danger avec lequel nous pourrions périr. L’Esprit trône en maître et rien n’a le pouvoir de s’interposer ou de le corrompre. Quoi qu’il arrive ou qui s’élève en lui, il demeure immuable. Libre de l’idée dualiste, c’est son unicité qui l’emporte. Le doute même se trouve aboli. Ainsi, la paix s’impose naturellement. La notion de crainte n’a plus cours. C’est comme si son concept n’avait jamais existé.
Il existe deux aspects dans l’Esprit qu’il nous faut distinguer. L’un correspond à sa nature fondamentale qui est lumière et clarté. L’autre regroupe sa créativité, le jeu de ses expressions relatives similaires à celui des reflets dans un miroir. En réalité, seul l’Esprit règne, puisqu’aucune des formes qu’il manifeste ne se détache de lui. Toutes héritent de sa nature. De même que dans toutes les gouttes d’eau, il n’y a que de l’eau.



