L’amour en soi

Sans l’amour, nous n’avons pas tout le vivant de la vie. Nous vivons au ralenti. Nous volons sous les nuages, et non au-dessus. Nous ne plongeons pas nos yeux dans l’azur éternel. L’amour nous transporte. Il nous élève par-delà nos capacités, sans que nous ayons à produire un effort. En nous, il s’est replié en un point tendre, telle une douceur, qui appelle à être caressée, à être aimée. Dès que nous le chérissons, sa bonté chavirante nous gagne et nous submerge. Elle est pareille à une joie communicative et que l’on attrape. 

L’amour est un don. Il nous revient d’adopter cet élan généreux, pour qu’il s’écoule à travers nous, tel le flot d’une rivière. L’amour est un vecteur de lumière. Il nous initie à la grandeur incommensurable de notre essence, qui est parfaitement libre et sans référence. Il nous fait goûter la profondeur du ciel. Il nous inclut dans sa totalité. Notre esprit est pareil à un étendard dressé dans son immensité. Le vent des pensées n’a plus de prise sur lui. Il règne et rien ne parvient à l’égaler.

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