La liberté de l’Être
C’est par le mental que nous jugeons et que nous déterminons ce que valent les personnes, les situations et les choses. C’est à travers lui que nous leur apposons des étiquettes et les rangeons dans notre monde. Pourtant, rien de tout cela n’est concerné par notre étiquetage. Tout reste comme il est, dans la neutralité et la liberté de l’êtreté première. C’est chacun et tous ceux qui étiquettent, qui se voient impliqué dans l’échelle de ces valeurs relatives.
Notre besoin d’étiquetage n’est pas destiné à tout ce que nous jaugeons. C’est nous-mêmes qu’il concerne. C’est en exerçant le rôle de senseur que nous nous justifions et acquérons de l’importance. Nous pensons que cette fonction est noble parce qu’il faut bien quelqu’un pour faire la part des choses et mettre de l’ordre.
Pourtant, ici encore, notre Être n’est pas impliqué. Il n’a rien à gagner ni à perdre dans ce jeu et à travers les critères mis en place. Il est semblable à la nudité. Que l’on apprête celle-ci en la revêtant d’habits simples ou luxueux, aucun d’eux ne la concerne.



