Le ”je Suis” libre de toute confirmation

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Nous voulons croire en une perfection relative, tout en ignorant celle qui existe déjà de façon absolue. Dans quel espace, sur quelle nature, peuvent bien osciller tous nos états relatifs ? Du fait de notre saisie matérialiste, nous ne prenons pas en compte le “réceptacles” où nous stockons tout notre butin ? Que ces choses concrètes et abstraites aient de l’importance ou non, dans quel endroit les faisons-nous nôtres ?
Il est intéressant de remarquer que, quoi que nous saisissions physiquement ou mentalement, tout cela, sans distinction, aboutit en notre esprit. C’est là que nous les possédons ou qu’elles peuvent nous manquer. C’est là qu’elles nous procurent aussi plus ou moins de satisfaction.

La formule de Descarte “ je pense, donc je suis” est généralement mal comprise. Nous voulons déduire que, par notre pensée, nous avons le pouvoir de confirmer notre existence. Cependant, nous pourrions entendre que l’expression de la pensée, elle-même, atteste de la source ou de l’être d’où elle provient.

Communément, nous comptons sur nos réalisations, nos performances, nos réussites en général pour nous rassurer. Pourtant, ces preuves que nous nous donnons, que nous exhibons ne sont jamais suffisantes. Encore, il nous faut démontrer et prouver… La question est, “qui” a besoin d’une preuve ? S’il existe pour réclamer une preuve, n’est-ce pas suffisant ?

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