Embrasser la totalité

La vérité nous proclame. Il ne nous revient pas de la proclamer ! Il nous incombe seulement d’en être vecteurs. Nous ne faisons pas le vivant, c’est lui qui nous fait. Voilà qui devrait nous rasséréner et calmer notre propension à nous projeter.

Parce que nous ne ressentons pas la gloire divine en nous. Nous présumons que notre Présence est complète, comme s’il nous manquait certains éléments pour en profiter. La raison pour laquelle la perfection ne nous sourit pas provient de notre jugement et notre logique duelle persistante.

Il ne s’agit pas de peaufiner notre habileté afin d’obtenir toute satisfaction. Celle-ci survient dès que nous sommes en unicité et en vérité. C’est quand nous ne faisons qu’un, que tout “second” illusoire disparaît. Alors, toute inquiétude s’évanouit, ainsi que l’idée d’une partie manquante ou séparée, de celle d’une chose que nous devrions encore accomplir.

Cela ne procède pas d’une sorte d’équilibre que l’on doit obtenir. Cela dépend de voir la complétude de l’instant, ainsi que la nôtre en tant que participant de ce même l’instant.

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